Adaptation au changement climatique des femmes peules autochtones

Vendredi 22 septembre 2017, une cinquantaine de participants étaient réunis à la Maison de la femme de N’Djamena pour le lancement du projet de renforcement des capacités d’adaptation au changement climatique des femmes des communautés autochtones peules M’bororo.

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De gauche à droite, M. le Ministre de l’Environnement et de la Pêche, Mme Hindou Oumarou, coordinatrice de l’AFPAT, l’Ambassadeur de France au Tchad, M. Philippe Lacoste.

Ce projet, porté par l’Association des femmes peules autochtones du Tchad(AFPAT), bénéficie du fonds d’appui à la société civile PISCCA (Projets Innovants des sociétés civiles et des coalitions d’acteurs) de l’Ambassade de France au Tchad.

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La coordinatrice de l’AFPAT, Mme Hindou Oumarou

L’objectif de cette action est d’atténuer les impacts négatifs du changement climatique sur deux communautés peules autochtones M’bororo basées dans la région du Chari-Baguirmi et du Mayo Kebbi Est. Cette population semi-nomade dépendante de l’élevage et de la vente de lait subit durement les effets du changement climatique de la zone sahélienne. Beaucoup d’hommes effectuent des migrations saisonnières dans les villes à la recherche d’emploi. Les femmes payent alors un lourd tribut pour assurer la survie du groupe. Le projet permettra d’une part de créer des activités de transformation d’arachide et de mil afin d’améliorer les revenus du ménage, et d’autre part de libérer les enfants des tâches agricoles pour pouvoir aller à l‘école. Les activités seront consolidées par un plaidoyer sur les questions relatives au genre et au climat au niveau national.

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M. le Ministre de l’Environnement et de la Pêche, M. Ahmat Mbodou Mahamat, la coordinatrice de l’AFPAT, Mme Hindou Oumarou, l’Ambassadeur de France au Tchad, M. Philippe Lacoste entourés de l’équipe de l’AFPAT et des femmes des communautés peules

La cérémonie s’est tenue en présence de l’Ambassadeur de France au Tchad, M. Philippe Lacoste, du Ministre de l’Environnement et de la Pêche, M. Ahmat Mbodou Mahamat, ainsi que de nombreuses organisations liées à l’élevage, au pastoralisme et au nomadisme. M. l’Ambassadeur de France au Tchad a insisté sur l’importance de l’autonomisation des femmes dans la lutte contre le changement climatique car elles sont le moteur de l’alimentation du ménage. Il a rappelé que « les femmes accomplissent deux tiers du travail mondial, produisent la moitié de la nourriture, mais pourtant ne perçoivent que 10% des revenus ». Grâce à ce projet, les femmes bénéficiaires deviendront actrices de leur communauté en exerçant pleinement leur droit dans la gestion des ressources.

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Aissatou, femme d’un groupement peul a témoigné de ses conditions de vie et de la perte de son bétail en raison du réchauffement climatique

L’autonomisation des femmes et la lutte contre le réchauffement climatique figurent parmi les priorités du Service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France au Tchad.

Dernière modification : 26/09/2017

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