Agence française de développement : un an après, bilan et perspectives du projet Bab al Amal

Sur un financement de l’Union européenne, l’Agence française de développement (AFD) accompagne les jeunes en situation de vulnérabilité sur le chemin de l’emploi avec le projet « Bab Al Amal » (la porte de l’emploi). Le comité du pilotage du projet et ses partenaires se sont réunis jeudi 30 janvier afin d’en dresser un premier bilan, un an après son lancement.

700 jeunes, dont 40% de femmes, ont bénéficié d’un parcours d’insertion dans près d’une trentaine de domaines d’activités et 264 jeunes sont entrés en apprentissage.

Comité de pilotage du projet © AFD

Lancé le 21 juin 2018 par le ministère de l’Économie et de la Planification du développement, le projet « Bab al Amal » a pour vocation de donner à la jeunesse les clés d’accès au marché du travail. Comment ? En structurant le dispositif d’insertion et de formation professionnelle, et en améliorant l’offre et la demande de formation.

Le projet part du triple constat que :

  • de trop nombreux jeunes tchadiens sortent du système éducatif dès le cycle primaire et ne sont pas suffisamment préparés pour affronter le marché du travail ;
  • la formation professionnelle, faiblement développée au Tchad, reste en décalage avec les besoins exprimés par les entreprises tchadiennes ;
  • l’apprentissage en alternance, reconnu comme une modalité de formation adaptée au marché du travail, a fait ses preuves ailleurs en Afrique mais reste insuffisamment développé au Tchad.

Financé à hauteur de 10,3 millions d’euros par l’AFD et l’Union européenne, le projet s’inscrit dans les priorités politiques nationales en matière d’emploi et de formation professionnelle.

Les premiers résultats, un an après

  • 700 jeunes ont suivi un parcours d’insertion, dont près de 40% de femmes,
  • 264 jeunes ont entamé un cycle d’apprentissage en alternance,
  • des formations dispensées dans près de 27 domaines d’activités : couture, mécanique, hôtellerie-restauration, etc.,
  • 5 villes tchadiennes concernées : N’Djamena, Abéché, Moundou, Sarh et Bongor,
  • 15 bureaux de formation-emploi opérationnels, qui ont conseillé et orienté près de 5 700 personnes,
  • 3 maisons des métiers ont été créées.

Le projet vise d’abord les populations les plus vulnérables : les jeunes déscolarisés, âgés de 17 à 35 ans et ayant un niveau minimum du collège, ont principalement été ciblés.

Quelles perspectives ?

Le comité de pilotage du projet a annoncé lors de cette réunion l’insertion de 280 000 nouveaux entrants sur le marché du travail à l’horizon 2030.

En savoir plus sur le projet, sur le site de l’AFD

Dernière modification : 20/02/2020

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