Clémence, maroquinière

« Alors que j’étais sans-emploi, la mairie de ma ville a un jour initié un projet de formation en maroquinerie. Après avoir été formé, j’ai décidé de me lancer et de créer des pièces en cuir en récupérant des peaux dans les abattoirs. Dans toute activité il y a des difficultés et j’y suis souvent confrontée surtout en ce qui concerne les approvisionnements en équipement. Certaines femmes me jugent en disant que c’est un travail d’homme mais d’autres m’admirent aussi. Le défi majeur est de pouvoir faire accepter les prix des produits qui peuvent sembler parfois chers. Au Tchad, on a du mal à consommer local et la population ne réalise pas que l’on peut passer plusieurs heures sur la réalisation d’une seule pièce. J’encourage fortement les autres femmes à se lancer dans l’artisanat. Pour moi, c’est un secteur prometteur. »

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Dernière modification : 17/04/2018

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