Coupe du monde féminine de foot : bilan et perspectives

Pour la quatrième fois, les Américaines ont décroché le titre de championnes du monde, face aux Néerlandaises (2-0). Bilan des beaux moments que nous a offert cette Coupe du monde et perspectives pour le football féminin.

« Nos Bleues n’ont pas triomphé, mais c’est bien tous ensemble que nous célébrons le succès de cette magnifique Coupe du monde que la France est fière d’avoir organisée »

C’est en ces termes que le Président français, Emmanuel Macron, a résumé la compétition. Si les Bleues ont été éliminées en quarts de finale par les Américaines, la compétition a été une franche réussite. Revue des points forts de cette Coupe du monde.

Félicitations aux Américaines !

Une grande équipe : lors de chacun de leurs matchs, les Américaines se sont rapidement imposées face à leurs adversaires. Lors de six de leurs rencontres sur sept, les joueuses ont marqué un but dès le premier quart d’heure, jusqu’à décrocher le titre convoité de « championnes du monde », pour la quatrième fois.

Plus largement, cette Coupe du monde féminine s’est illustrée par sa qualité de jeu, soulignée par les spécialistes. Le football féminin n’a pas souffert d’être comparé au football masculin en cette période de Coupe d’Afrique des Nations et de Copa America, deux compétitions également programmées au mois de juin et juillet.

Un succès populaire et un engouement pour les Bleues

La diffusion des matchs de cette Coupe du monde a battu des records d’audience télévisée et d’affluence dans les stades. La demi-finale, qui a opposé les États-Unis et l’Angleterre, a été trois fois plus suivie à la télévision (6 millions) que la dernière finale de la Ligue des champions masculine entre Liverpool et Tottenham (2,5 millions). Dans les neuf villes hôtes de France qui ont accueilli la compétition (Paris, Lyon, Rennes, Le Havre, Grenoble, Valenciennes, Reims, Montpellier et Nice), près de trois quarts des sièges étaient occupés en moyenne. Les matchs de l’équipe de France, quant à eux, se sont tous joués à guichets fermés.

Cet engouement n’est pas uniquement lié à l’organisation en France de ce tournoi : cette année, la Coupe du monde a été davantage suivie à travers le monde, et notamment aux Pays-Bas, aux États-Unis, au Brésil, au Royaume-Uni, en Suède, en Allemagne, en Italie et en Chine.

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Un concours organisé pour promouvoir le sport féminin

Durant toute la compétition, l’Ambassade de France au Tchad a organisé sur son site internet et sa page Facebook un concours pour promouvoir le sport féminin. Deux fois par semaine en moyenne, des questions sur cette Coupe du monde (mais aussi sur le football et le sport féminin au Tchad !) ont été posées. Une question a par exemple cherché à faire connaître la date du premier tournoi de football exclusivement féminin organisé à N’Djaména (réponse : en 2018).

Sept gagnants, dont deux gagnantes, ont ainsi été tirés au sort parmi les bonnes réponses. Ils se verront remettre leurs prix ce vendredi à l’Institut français du Tchad (IFT) à 19h, avant le spectacle de théâtre amateur qui ferme la saison culturelle. Un ballon de foot, un abonnement annuel à la médiathèque de l’IFT et une lampe solaire seront remis à chacun des gagnants.

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De belles perspectives

Une médiatisation favorable à la réduction des inégalités de genre

Cette Coupe du monde, qui a vu le jour en 1991 soit plus de 70 ans après la première compétition entre hommes, n’a jamais fait autant parler de football féminin. Cette nouvelle médiatisation est de bon augure pour la réduction des inégalités de genre : c’est en effet en voyant régulièrement des femmes pratiquer du sport à l’écran que les stéréotypes peuvent être combattus.

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Quelques avancées concrètes

Si la popularité et le salaire des joueuses n’atteignent pas encore ceux de leurs homologues masculins, des avancées concrètes ont toutefois pu être réalisées dans plusieurs pays du monde. Les équipes qualifiées pour la première fois n’ont en effet pas déméritées face aux équipes plus habituées de cette compétition, à l’instar des Sud-Africaines, des Jamaïcaines, des Écossaises et des Chiliennes, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles équipes pour les prochaines éditions. De leurs côtés, les Australiennes ont obtenu à ce que leurs salaires soient identiques à celui des hommes dans leur championnat. Enfin, plusieurs sélectionneuses ont appelé au développement du football féminin dans leurs pays, à tous les niveaux.

Dernière modification : 02/09/2019

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