Déplacement de Florence Parly, ministre des Armées, au Tchad (20 janvier 2020)

La ministre des Armées Florence Parly est arrivée à N’Djamena le 19 janvier pour entamer une visite de deux jours au Sahel. Elle est accompagnée du ministre de la Défense suédois, Peter Hultqvist. Le ministre de la Défense portugais, João Gomes Cravinho, se joindra à eux lors de la deuxième partie de ce déplacement au Mali, tout comme le secrétaire d’État à la Défense estonien, Kristjan Prikk.

La ministre des Armées, Florence Parly et son homologue suédois Peter Hultqvist, aux côtés des militaires de Barkhane © Ambassade de France au Tchad

La ministre des Armées a été accueillie le 20 janvier par le général de division Pascal Facon, commandant la force Barkhane. Elle a effectué une revue des troupes au camp Kosseï, siège de l’opération.

Elle a ensuite été reçue par les autorités politiques tchadiennes, en compagnie de Peter Hultqvist, de l’Ambassadeur de France au Tchad, Bertrand Cochery, et de l’ambassadeur de l’Union européenne au Tchad, Bertrand Soret.

L’ambassadeur de France au Tchad, Bertrand Cochery, la ministre des armées, Florence Parly et le ministre de la Défense suédois, Peter Hultqvist © Ambassade de France au Tchad

Une semaine après la tenue du Sommet de Pau et l’annonce du lancement d’une « Coalition pour le Sahel », l’heure est à la mise en œuvre. À l’issue d’une réunion à la présidence, la ministre s’est exprimée lors d’un point presse et a remercié le Tchad pour son accueil mais également pour son engagement renouvelé dans la lutte contre le terrorisme. « Le Tchad est un pays engagé sur de nombreux fronts, je pense en particulier à la lutte contre Boko Haram dans la région du Lac Tchad, aussi très engagé dans la lutte contre le terrorisme et dans le G5 Sahel ».

Pour la ministre, la mise en œuvre d’une coalition internationale pour le Sahel constitue un « tournant dans la lutte contre le terrorisme  » car celle-ci permettra de conjuguer les outils militaire, politique et économique. Les efforts se concentreront sur la « région la plus critique », celle des trois frontières, entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, « avec un nouveau dispositif de commandement conjoint, qui va associer le commandement de Barkhane, le commandement de la force conjointe du G5 Sahel et puis bien sûr les États-majors des armées sahéliennes  ». La ministre a salué la mobilisation des partenaires européens, notamment à travers la mise en place de la « Task Force Takuba  », futur groupement de forces spéciales européennes, qui sera opérationnelle dans les prochains mois.

Aux côtés de son homologue suédois, la ministre a souligné l’engagement de la Suède sur les questions sécuritaires au Sahel. « Depuis cinq ans, la Suède participe activement aux opérations de commandement de la MINUSMA pour la période la plus récente. Et au fond, ce que font Barkhane d’un côté, la MINUSMA de l’autre sont deux éléments complémentaires, deux faces d’une même pièce dans cette lutte contre le terrorisme ».

Lire la déclaration conjointe du Sommet de Pau

Dernière modification : 12/05/2020

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