Enseignement supérieur et recherche : ouverture du 18ème colloque international « Méga-Tchad »

Le 18ème colloque Méga-Tchad s’ouvre aujourd’hui à l’hôtel La Tchadienne. Pendant trois jours, les 29, 30 et 31 janvier, des chercheurs de disciplines et zones géographiques variées échangeront autour de la thématique « Les temps des changements : ruptures et continuité dans le bassin du Lac Tchad ». Une première au Tchad pour ce colloque international.

© Ambassade de France au Tchad

Les Ministres de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, David Houdeingar, de l’Éducation Nationale et de la Promotion Civique, Aboubakar Assidick Tchoroma et l’Ambassadeur de France au Tchad, Bertrand Cochery, ont ouvert ce matin la 18ème édition du colloque « Méga-Tchad », en présence de représentants de la communauté scientifique tchadienne, des partenaires techniques et financiers, de la société civile, du Secrétaire Exécutif de la Commission du Bassin du Lac Tchad ainsi que des chercheurs participant au colloque.

« Méga-Tchad », réseau international de recherches pluridisciplinaires sur l’histoire et l’évolution des sociétés dans le bassin du lac Tchad, a pour objectif de promouvoir et soutenir les recherches sur le bassin, et d’en diffuser les résultats. Son nom évoque l’aire d’extension maximale du Lac – celle d’il y a quelques millénaires – et fait référence à une vaste zone de traditions communes, d’influences et d’échanges, qui s’étend sur le Niger, le Tchad, le nord du Nigeria ainsi que sur le Cameroun et la République Centrafricaine. Le réseau se compose aujourd’hui de plus de 400 chercheurs « correspondants » à travers le monde, répartis dans une vingtaine de pays : Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Cameroun, Canada, Danemark, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Japon, Niger, Nigeria, Pays-Bas, République Centrafricaine, Russie, Suisse, Tchad, République Tchèque, etc.

Historiens, géographes, anthropologues, sociologues, économistes, linguistes, politistes… de France et du Tchad, mais également de plusieurs pays européens et africains, étudieront lors de cette 18ème édition « les changements » passés, à l’œuvre et à venir dans le bassin du Lac (changements environnementaux et insécurités, changements sociaux, changements des systèmes de production, changements politiques et territoriaux). Voir le programme intégral du colloque

« Sur les 180 résumés scientifiques reçus, 60 ont été sélectionnés pour faire l’objet d’une communication orale au cours du colloque », a indiqué Christine Raimond, directrice de recherche au CNRS lors de la cérémonie d’ouverture.

Une première au Tchad

En trente-cinq d’existence, le colloque du réseau se tient pour la première fois au Tchad, et pour la troisième fois en Afrique.

Les Ministres de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, David Houdeingar, de l’Éducation Nationale et de la Promotion Civique, Aboubakar Assidick Tchoroma se sont félicités de la tenue de cet événement scientifique à N’Djamena, et ont salué « les spécialistes » présents pour la manifestation.

Un point « essentiel », sur lequel est également revenu l’Ambassadeur de France au Tchad, Bertrand Cochery : « ce retour au point d’origine de Méga-Tchad est essentiel, au regard d’une part de la place centrale qu’occupe le Tchad sur la carte des enjeux africain, du rôle historique du pays d’autre part, terre de carrefours, de passages, de circulation, et vis-à-vis, enfin, de la communauté des universitaires tchadiens ».

Le savoir scientifique au service du développement durable

Face à la gestion actuelle des crises dans le bassin du lac Tchad, la recherche permet de prendre du recul, de s’inscrire dans le temps long et de dépasser les seuls enjeux sécuritaires. Ainsi, la publication des actes du colloque apportera un éclairage nouveau sur les enjeux et défis du bassin, à travers une approche inter et pluridisciplinaire ainsi qu’« une approche fine des territoires », a indiqué l’Ambassadeur de France au Tchad.

« Cette approche est justement une des directions que l’Agence française de développement entend prendre dans sa programmation pour les années à venir, pertinente par rapport aux enjeux d’un pays comme le Tchad et d’une région comme celle du bassin du Lac Tchad », a-t-il ajouté.

La coopération scientifique et universitaire, axe majeur de la relation franco-tchadienne

La coopération scientifique et universitaire constitue une priorité pour la France au Tchad, à travers les programmes développés par l’Agence française de développement (AFD), ceux du Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade ainsi que par le soutien proposé par Campus France Tchad aux étudiants tchadiens.

La contribution de ce colloque permettra d’apporter une contribution nourrie à la Saison Africa 2020 qui aura lieu cette année partout en France (à partir de juin).

L’organisation de ce colloque a notamment été rendue possible grâce au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, au soutien financier de l’AFD et à ceux de l’IRD, du CNRS, du SCAC et grâce à l’implication des chercheurs du comité scientifique et du réseau Méga-Tchad.

Dernière modification : 06/02/2020

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