La France soutient l’enseignement supérieur et la recherche au Tchad

Ouverture de deux nouvelles écoles doctorales, remise des diplômes du Master Professionnel en Génie Mécanique et en Génie Électrique de l’INSTA : deux actions de coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche qui se sont concrétisées en septembre. Au Tchad, la coopération française est l’une des rares à intervenir dans ce secteur.

Appui à la création d’écoles doctorales à travers le Fonds de solidarité pour les projets innovants du gouvernement français (FSPI)

N’Djamena, 25 septembre – Deux écoles doctorales officiellement ouvertes

Le 25 septembre 2019, le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a inauguré deux nouvelles écoles doctorales au Tchad à la Faculté de médecine de N’Djamena. Ces deux écoles sont soutenues par le projet FSPI de l’ambassade de France au Tchad « Appui aux formations et aux écoles doctorales du Tchad ».

D’un montant de 500 000 euros et d’une durée de deux ans, le projet FSPI prévoit la mise en œuvre de six formations doctorales, un soutien aux deux écoles doctorales existantes « Lettres, Sciences humaines et sociales » (ED-LSHS) et « Sciences et techniques de l’environnement » (ED-STE) ainsi que l’équipement de six laboratoires de recherche. Il recouvre 50 mobilités dans les deux sens (étudiants en master et doctorat, de post-doctorat et missions d’enseignants) et concerne l’ensemble des universités du pays.

« L’absence des écoles doctorales a constitué jusque-là le chaînon manquant de la réforme de notre système d’éducation supérieur et de la recherche avec une architecture d’étude fondé sur trois grades à savoir Licence, Master et Doctorat (LMD) », a relevé le ministre en charge de l’Enseignement supérieur lors de la cérémonie d’inauguration de ces deux nouvelles écoles.

La création d’écoles doctorales tchadiennes vise notamment à limiter la fuite des cerveaux. Chaque année, des centaines d’étudiants tchadiens poursuivent leurs études doctorales dans les universités des pays de la sous-région, puis finissent par s’y établir – un manque à gagner pour le Tchad, qui a besoin de chercheurs formés pour soutenir son secteur de l’enseignement supérieur.

Soutien à des Masters professionnels

N’Djamena, 27 septembre – Cérémonie de remise des diplômes du Master Professionnel en Génie Mécanique et en Génie Électrique de l’Institut National Supérieur des Sciences et Techniques d’Abéché (INSTA)

La cérémonie de remise des diplômes 2019 des Masters professionnels Génie mécanique et Génie électrique de l’INSTA s’est déroulée le 27 septembre à N’Djamena. La trentaine d’étudiants de cette 7ème promotion ont reçu leurs diplômes en présence du Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, du Conseiller de coopération et d’action culturelle, des directeurs généraux de l’Esso, de l’INSTA, de la Société des Hydrocarbures du Tchad, de leurs responsables pédagogiques ainsi que de leurs familles.

Conçue en partenariat avec l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Lyon et l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne, cette formation constitue un modèle exemplaire de coopération université / entreprise grâce à la contribution d’entreprises comme Esso, la Société des Hydrocarbures du Tchad, Total Tchad, Schlumberger Tchad et la Société Nationale d’Électricité. Ce Master s’appuie également sur d’autres partenariats : un partenariat franco-tchadien et international plus largement, un consortium d’établissements supérieurs tchadiens ainsi qu’un consortium d’établissements supérieurs français, et enfin un consortium d’entreprises.

Le Master compte, depuis sa création en 2012, 134 diplômés. Les débouchés sont multiples et concernent à la fois le secteur privé (cadres et ingénieurs recrutés chez Esso, Schlumberger, Total, CNPC, Cimenterie de Pala, Raffinerie de Djarmaya) et public (enseignants et cadres dans les ministères, cadres et ingénieurs recrutés par des entreprises publiques telles que la Société Tchadienne des Eaux, la Société Nationale d’Électricité ou encore la Société Nationale d’Entretien Routien). Fait notable : plus de 20% des lauréats ont obtenu ou sont actuellement inscrits en doctorat. Une dizaine d’anciens élèves ont également créé leur entreprise.

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Diplômés de la 7ème promotion

Dernière modification : 21/10/2019

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