Lancement du Programme RESILAC

Le programme Redressement Économique et Social Inclusif du Lac Tchad, en abrégé RESILAC, a été officiellement lancé le lundi 7 mai 2018 à l’Hôtel de La Résidence à N’Djamena sous la présidence du ministère tchadien de l’Economie et de la Planification du Développement. Financé par l’Union Européenne à hauteur de 31 millions d’euros à travers le Fonds Fiduciaire pour l’Afrique, et par l’Agence Française de développement pour 5 millions d’euros, il sera porté en partenariat avec un consortium d’ONG comprenant Action Contre la Faim, Care, le groupe URD et CCFD-terre solidaire et en étroite collaboration avec la Commission du Bassin du Lac Tchad.

Le Ministre de l’Économie et de la planification du développement entouré de la déléguée de l’Union Européenne et de l’Ambassadeur de France au Tchad

JPEGCe projet vise au redressement économique ainsi qu’au renforcement de la résilience et de la cohésion sociale des territoires du bassin du lac Tchad. Il interviendra pendant 4 ans dans les 4 zones géographiques environnant le bassin du lac Tchad : la région de Diffa au Niger, l’Etat de Borno au Nigéria, la région du Lac Tchad au Tchad et la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Il profitera à 90.000 bénéficiaires directs et 1.600.000 bénéficiaires indirects.

A la suite de ce lancement, deux chercheurs de l’Institut de Recherche et du développement ont présenté les conclusions de leur étude intitulée La région du lac Tchad à l’épreuve de Boko Haram. Crise et enjeux de développement. Parallèlement, des dessins du géographe Christian Seignobos, ont été affichés, prélude à l’exposition « Lac Tchad : territoire incontrôlable, quotidien maîtrisé », qui sera prochainement organisée à N’Djamena.

Dessin du géographe Christian Seignobos

RESILAC s’inscrit dans la dynamique portée par l’Alliance pour le Sahel, initiative lancée en juillet 2017 par la France, l’Allemagne et l’Union Européenne, à laquelle participent désormais la Banque Africaine de développement, la Banque Mondiale, le PNUD, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni. Elle vise à mobiliser les bailleurs de fonds et les organisations multilatérales autour de 500 projets financés par 6 milliards d’euros. Elle couvre 6 secteurs prioritaires : l’employabilité des jeunes, le climat et l’accès à l’énergie, la gouvernance, la décentralisation et les services de base, le développement rural à travers l’agriculture et la sécurité alimentaire, et la sécurité.

Dernière modification : 05/06/2018

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