Rispa, tisseuse et brodeuse

« Maman était couturière et je le suis aussi aujourd’hui même si elle aurait souhaité que je fasse de longues études, j’ai fini par marcher sur ses pas. Mon fils m’aide avec la peinture rupestre et moi je m’occupe de la broderie, de la teinture avec les autres femmes de mon association. Je travaille en harmonie avec elles depuis des années, peu importe si certaines sont non-voyantes ou sourdes. Nous nous soutenons mutuellement car la majorité d’entre elles sont veuves.

Je suis déçue que les femmes ne consomment pas les produits locaux alors que nous produisons les mêmes articles qu’au Burkina Faso ou en Mauritanie. Les menaces terroristes ont hélas un impact sur la circulation et l’achat de nos produits. Mon objectif est de pouvoir les vendre un jour à l’international et faire parler de mon pays au-delà de nos frontières. »

Photo : Salma Khalil/ Texte : Ache Coelo

Dernière modification : 25/07/2019

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