Roméo Koïbé Madjilem devient Docteur en Droit !

JPEGResponsable de l’antenne Campus France et étudiant boursier du gouvernement français, Roméo Koïbé Madjilem a soutenu avec succès sa thèse intitulée « La protection juridique des réfugiés et déplacés climatiques à assurer par les organisations régionales » en présence du jury composé du Pr Sylvia Preuss, Agnès Michelot, Pr Michel Prieur, Christelle Cournil, Pr Serge Slama, Pr Johen Sohln, Pr Karine Paro et de l’Ambassadeur de France au Tchad, M. Philippe Lacoste.

Il devient ainsi Docteur en Droit public de l’Université Paris Nanterre, spécialiste des réfugiés climatiques, un homme ressource sur cette question pour le Tchad.

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Résumé de la thèse de Roméo Koïbé Madjilem :

Depuis quelques années, le réchauffement climatique est un thème qui fait l’objet de plusieurs débats houleux. Chacun s’invite à ce débat avec ses spéculations et prévisions. Mais à l’heure actuelle, il est difficile d’affirmer avec certitude que le réchauffement climatique et les catastrophes qui se multiplient, ces derniers temps, en sont les conséquences évidentes. Toutefois, il ne fait pas l’ombre d’un doute que ces catastrophes naturelles ou celles causées par des activités humaines ont des incidences avérées sur l’environnement et le milieu de vie humain. C’est le cas dans le Pacifique avec les îles du Tuvalu exposées à la montée du niveau de la mer, à l’érosion et même à la disparition. Les populations de ces îles sont partagées entre des tentatives d’adaptation qui ne leur garantissent pas forcément un lendemain plus paisible car l’incertitude est constante et des migrations vers les pays les plus avancés de la région, Nouvelle Zélande ou Australie. C’est aussi le cas dans le Sahel avec le lac Tchad qui, en raison d’une baisse de la pluviométrie, de la sécheresse et d’une mauvaise gestion de ses eaux, connait un rétrécissement inquiétant, obligeant ainsi, des milliers de personnes dont la vie dépend de ce lac à migrer dans l’espace du bassin conventionnel du lac Tchad partagé entre le Nigéria, le Niger, le Cameroun et le Tchad. Ce qui accroit les tensions et l’insécurité dues à des mouvements internes et transfrontaliers mal encadrés. Cette situation semble ne pas préoccuper suffisamment les pays touchés par ces mutations, moins encore les pays riches et la communauté internationale, qui en l’absence de tout cadre juridico-humanitaire et d’un statut protecteur international, ne montrent aucun signe d’empressement pour trouver des solutions provisoires ou permanentes afin d’assister les réfugiés et déplacés climatiques et environnementaux d’Afrique qui, à l’instar de ceux d’autres régions ou continents, risquent d’être lésés dans leur droit à la vie et à une vie décente. L’attitude attentiste de l’ensemble des décideurs politiques, dont les actions sont souvent mues par des intérêts, laisse présager des jours difficiles pour cette nouvelle catégorie de migrants ignorées qui rejoindront le lot des damnés de l’acharnement de la nature et de l’irresponsabilité ou de l’égoïsme des Hommes.

Dernière modification : 08/11/2017

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