Service Economique Régional pour l’Afrique Centrale

Le Service Économique Régional pour l’Afrique centrale

Le Service Économique Régional de Yaoundé (SER) suit le développement des relations économiques et financières avec le Tchad, ainsi que les investissements français. Il couvre aussi le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Gabon, les deux Congo et la République centrafricaine. Le SER assure également la coordination des travaux des services économiques de la circonscription (Libreville, Brazzaville et Kinshasa).

Les relations commerciales bilatérales

Alors que le Tchad peine à sortir de la crise économique, les exportations françaises vers le Tchad diminuent. Après une baisse de 16,1% en 2016, de 21% en 2017, elles diminuent de 11% en 2018. Les ventes d’équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique (-25,4%), de matériels de transport (-71,7%) diminuent elles aussi. Dans des proportions moindres, les ventes de produits pharmaceutiques (-13,9%), de produits manufacturés divers (-71,8%), de produits de l’édition et de la communication (-25,2%), de textiles, habillement, cuir et chaussures (-18,3%) baissent. L’augmentation la plus sensible est celle des produits chimiques, parfums et cosmétiques (+60%). Sur des montants plus marginaux, les ventes de produits des industries agroalimentaires (+17%), de produits pétroliers raffinés et coke (+17,3%), de bois, papier et carton (+28,8%), de produits métallurgiques et métalliques (27,1%) augmentent.

Les importations françaises en provenance du Tchad, après un recul de 91% en 2017 pour atteindre 8,7 millions d’euros, repartent à la hausse en 2018 (+342%), à hauteur de 38,5 millions d’euros, sans pour autant retrouver leur niveau de 2016. C’est la reprise des importations de la catégorie des hydrocarbures naturels et autres produits des industries extractives qui permet notamment cette augmentation, avec 29,9 millions d’euros en 2018 contre 0 en 2017. Les importations de produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture diminuent légèrement (-3,6%) en 2018, passant de 8,5 à 8,2 millions d’euros. Les valeurs des autres importations sont marginales (inférieures à 200 000 euros), mais une augmentation importante pour les équipements mécaniques, électroniques et informatiques est à noter.

Dans ce contexte, l’excédent commercial de la France en 2018 diminue par rapport à 2017 (-50%) et s’établit à 38,8 millions d’euros. Cette baisse s’explique par la reprise des importations d’hydrocarbures naturels et de produits des industries extractives par la France, et de la légère mais continue diminution des exportations françaises vers le Tchad (-11%).

Les investissements français

Le total des investissements directs français au Tchad en 2017 a été évalué par la Banque de France à 109 M€, en légère baisse (-1%) par rapport à 2016. La présence française est ancienne et diversifiée. On dénombre une vingtaine de filiales françaises auxquelles il convient d’ajouter quelques entreprises locales appartenant à des groupes nationaux français, essentiellement dans la restauration, les services et le BTP. Les sociétés françaises interviennent principalement dans l’agroalimentaire avec la Compagnie sucrière du Tchad (groupe Vilgrain) et les Brasseries du Tchad
(groupe Castel), le BTP avec SOGEA-SATOM (groupe Vinci), le commerce (CFAO/Laborex, bien que le groupe ait été racheté par le japonais Toyota Tsusho Corporation), la distribution des produits pétroliers (Total), l’exportation de gomme arabique (Nexira), la banque avec la SGBT, filiale de la Société Générale, l’assurance avec Gras Savoye, la logistique et le transport avec SDV (groupe Bolloré) et le bureau d’Air France, les services d’hôtellerie et de restauration collective (CIS).

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Dernière modification : 27/11/2020

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