Visite du Conseil de sécurité dans les pays du bassin du lac Tchad

L’Ambassadeur François Delattre, Représentant Permanent de la France auprès de l’ONU, s’est adressé à la presse avant la visite que le Conseil de sécurité s’apprête à effectuer dans les pays du bassin du lac Tchad.

C’est la première fois que le Conseil de sécurité se rendra dans la région. Il a décidé de le faire pour apporter son plein soutien aux quatre pays les plus affectés par le terrorisme de Boko Haram et qui font face à une très grave crise humanitaire : le Nigéria, le Niger, le Tchad et le Cameroun. Voilà la raison principale de la visite.

Dans ce cadre, cette visite permettra au Conseil de sécurité de porter 3 principaux messages :

Premier message : encourager les Etats de la région à renforcer encore davantage leur coopération pour lutter contre le terrorisme de Boko Haram, en particulier dans le cadre de la force multinationale mixte contre Boko Haram. C’est la première priorité.

La France, pour sa part, s’est engagée très tôt pour soutenir les Etats riverains du lac Tchad dans leur lutte contre le terrorisme. Sur le plan politique, le Président Hollande a organisé et présidé à Paris en mai 2014, la première Conférence jamais organisée sur la question. C’était une conférence particulièrement importante, qui a permis de définir le cadre de notre action commune. Sur le terrain, les forces françaises de l’opération Barkhane apportent un soutien logistique et en matière de renseignement aux forces des Etats de la région. C’est une contribution majeure.

Le deuxième message est d’encourager les gouvernements de la région à continuer de faciliter l’accès à l’aide humanitaire pour les populations les plus vulnérables. Cette visite s’inscrit une semaine après la conférence d’Oslo qui a permis d’engranger de nouveaux financements pour les quatre pays du lac Tchad. C’est donc la deuxième priorité, en totale cohérence avec la première.

Enfin, troisième message - et troisième priorité complémentaire des deux premières : le Conseil encouragera également les États de la région à adopter une approche globale pour traiter les causes profondes du terrorisme, notamment en matière de gouvernance et de développement. Ce message, qui recouvre aussi l’articulation nécessaire entre l’assistance humanitaire et le développement, est également très important.

J’espère - et je crois - que, sur ces trois messages clés, le Conseil de sécurité sera uni.

Je voudrais souligner que cette approche nécessite l’engagement de tous les acteurs impliqués. Non seulement les gouvernements proprement dits et les autorités gouvernementales, mais aussi les ONG, la société civile et d’autres qui peuvent avoir un rôle très important en ce qui concerne les trois messages dont je parlais. Et c’est pourquoi le Conseil de sécurité a prévu de tenir des pourparlers avec chacun d’eux d’une manière très inclusive et complète au cours de cette visite.

Retrouvez l’intégralité du texte sur : http://www.franceonu.org/

Dernière modification : 22/03/2017

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