Aide Alimentaire Programmée- appel à projets- 2018

Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères mobilise chaque année l’aide alimentaire programmée (AAP) pour contribuer à la sauvegarde et à la réhabilitation des conditions de subsistance des populations en insécurité alimentaire, et répondre aux besoins alimentaires et nutritionnels les plus urgents. A cet effet, l’ambassade de France au Tchad lance un appel à propositions de projets pour les organisations internationales (système des Nations Unies et CICR) ainsi que les organisations non-gouvernementales internationales engagées dans la sécurité alimentaire et la relance agricole.

Les critères d’attribution ont pris en compte les pays touchés par des phénomènes climatiques exceptionnels (sécheresse par exemple) où les effectifs de populations subissant des récoltes réduites et des pertes en bétail, sont ou vont être importants, ainsi que ceux affectés par des crises sécuritaires et climatiques de longue durée, tout en intégrant les pays où la situation d’insécurité alimentaire demeure chronique et préoccupante.

1) Modalités

Les propositions de projets devront être soumises à l’ambassade de France, en version papier ou électronique avant le 19 janvier à midi :

scac.ndjamena-amba@diplomatie.gouv.fr

Date limite 19 janvier 2018 à 12h00

L’objet devra comporter les informations suivantes : Appel à projets AAP 2018. Le montant des projets ne devra pas dépasser 500 000 €.
Les propositions de projet devront être accompagnées d’une analyse des sources de l’insécurité alimentaire du pays, des niveaux de crise rencontrés dans les zones concernées par le projet et de leurs possibles implications.

2) Cadre d’action et priorités françaises

Pour rappel, l’AAP est attribuée dans le cadre d’intervention défini par la loi de programmation relative à la politique de développement et de solidarité internationale (LOPDSI 2014) et la convention de Londres relative à l’assistance alimentaire (2013), ratifiée par la France courant 2017.
Les projets qui seront retenus par le poste veilleront au respect des engagements et priorités françaises suivants  :

  1. la priorité sera donnée à des projets s’inscrivant dans le cadre de co-financements avec les PTF actifs dans le domaine de la sécurité alimentaire (notamment ECHO et la Coopération Suisse)  ;
  2. inscrire les activités de soutien à la sécurité alimentaire dans le moyen et long terme en recourant aux pratiques permettant de renforcer l’autonomie et la résilience des ménages ;
  3. veiller aux aspects liés au genre, à la nutrition, à la lutte contre la dégradation des terres, aux actions permettant de s’adapter au changement climatique ;
  4. recourir aux instruments d’assistance les plus efficients et les moins susceptibles de perturber les marchés locaux, notamment les transferts monétaires, les bons d’achat et les cartes de paiement, ou dans le cas d’une aide en nature, en privilégiant l’achat de produits locaux ou régionaux ; ;
  5. veiller à ce que les financements alloués bénéficient directement à l’assistance alimentaire des populations vulnérables (au moins 50%) ;
  6. articuler l’action envisagée avec celles menées par d’autres acteurs en matière d’aide d’urgence, d’assistance alimentaire et de soutien à la résilience au Tchad ;
  7. tenir compte de l’engagement de la France à délier son aide, en favorisant l’appropriation au plan local et l’alignement sur les stratégies et processus nationaux. Le ciblage des bénéficiaires et les modalités de suivi-évaluation des projets feront également l’objet d’une attention particulière..

Par ailleurs, dans le but de normaliser et de fiabiliser les données relatives à la nature des projets subventionnés, il est demandé pour chaque projet de présenter la part du budget à financer par la France, en euros, selon les modalités suivantes :

Décomposition classique, faisant apparaître notamment :
- la part d’aide effective aux bénéficiaires, en précisant les coûts d’achat, les quantités, le nombre de bénéficiaires directs, la durée de l’action ;
- la nature des frais et coûts associés : logistique, suivi/évaluation, salaires.

Décomposition par type d’action (avec durée et nombre de bénéficiaires associés) :
- la part du budget en vue d’actions d’assistance alimentaire d’urgence ;
- la part du budget en vue d’actions de résilience et de développement ;
- la part du budget en vue d’actions spécifiques à la nutrition.

Les rapports d’exécution des projets pour l’ensemble de l’année 2017, et le cas échéant les années précédentes, doivent être impérativement transmis au service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France au Tchad pour que les opérateurs concernés puissent être éligibles pour une nouvelle allocation (sauf en cas de durée du projet incompatible avec cette demande).

Dernière modification : 09/01/2018

Haut de page